Lucie Monnier

 

Vit et travaille à Dijon (21)

 

 

 

 

Ma passion du collage est liée à une autre passion : celle de la récupération, du papier plus particulièrement. Je pratique ces techniques depuis l’enfance, elles sont indissociables. Le collage est une continuité, et la récupération du papier une source d’inspiration : c’est un cycle qui recommence à chaque création.
Je rêvais de faire les Beaux-Arts mais je n’ai jamais osé le demander à mes parents, alors je colle !

 


Mon travail est une écriture émotionnelle et instinctive qui parle de la mémoire. Mémoire du temps, à travers les voyages et les vieux papiers, mémoire émotionnelle au contact de vieilles calligraphies, photos sépia, timbres...  Et j’ajouterais aussi la mémoire unique, celle que nous avons tous mais qui n’appartient qu’à nous et qui fait appel à nos codes génétiques et familiaux...

 

Tout ce qui a vécu m’appelle vers une nouvelle interprétation. Ce que j’aime avant tout, c’est le papier et l’écriture. Le papier pour le contact sensuel qu’il procure : le toucher, le sentir, et le ressentir ; et l’écriture à travers la calligraphie, sujet récurrent de mon travail.

 

Je chine sans relâche, dans les brocantes et les salons de vieux papiers, et parfois une merveille me tombe dans les mains... et je garde tout, surtout les chutes de papiers, que je classe dans des boîtes.

 


Autre élément indispensable dans mon travail : la couleur.

C’est un composant essentiel de mes tableaux. Elle est la force de vie, tremplin d’un monde endormi (vieux papiers) qui s’éveille à la lumière.

De ces matières inscrites dans le temps, fragments de papiers, fragments de vie, naissent une émotion qui donne lieu à la transformation de la matière.